Commentaire Josiane
Que Gaston Phébus, maître et seigneur jaloux de ces contrées ne s’inquiète pas.
Nous ne sommes que 19 vagabonds pacifiques et innocents.
Nous ne saperons pas ses murailles, ne chasserons pas son gibier, nous ne taquinerons même pas ses bergères .
Nous pénétrons dans les bois du Lycée agricole et forestier de Vic Bigorre par une large piste
Nous sommes vite sur le territoire de l’ACCA : Association Communale de Chasse Agrée et bientôt nous prenons un sentier de « petite randonnée » balisé par des bandes jaunes sur les arbres.
Tout en papotant, sifflotant même, nous grapillons quelques mûres.
Et puis c’est la pause dans un relais de chasse sous d’immenses chênes multi-séculaires, majestueux, et autour de tables en schistes, immenses et d’une telle épaisseur qu’elles semblent destinées à accueillir des ripailles gargantuesques.
Mais pour nous ce sera la banane tout simplement ..
Entre champs de maïs, de fèverolles, de prés recouverts des belles fleurs bleues de chicorée sauvage, nous avançons sous un soleil ardent.
Encore un petit bois et voilà le donjon de Gaston Phébus qui se découpe fièrement sur le ciel bleu avec son oriflamme jaune et rouge qui ondoie.
Nous prendrons le château sans coup férir en grimpant entre les installations en bois des « médiévales » qui se sont déroulées récemment.
Et pour le casse-croûte, nous prendrons nos aises dans les communs : à l’abri de la chaleur sous un toit de chaume, confortablement installés autour de tables et sur des bancs en bois, les pieds sur un tapis de paille.
Gaston Phébus a quitté les lieux nous dit-on vers la fin du 14ème siècle . …
Mais nous aussi nous devons les quitter.. .
L’aventure ne s’arrête pas là.
Nous regagnons Saint Lézer par des chemins grimpant et descendant doucement, tantôt sous la fraîcheur des arbres, tantôt brûlant sous le soleil de l’après midi.
Tout près du village Marco tient à feuilleter encore quelques pages d’Histoire.
Le « sentier archéologique » nous mène sur l’emplacement d’une motte féodale de l’an mil, puis sur les vestiges d’un castrum romain du tout début du 5ème siècle, près d’un four à chaux du 17ème siècle .
Nous retrouvons le 21ème siècle dans nos voitures surchauffées et un bar climatisé à Vic Bigorre : là, nous dégusterons le cake au citron, la tourte aux fraises du jardin de Michel et Francette et lèverons nos verres pour souhaiter la bienvenue en ce monde à la petite fille d’Ulrique !
N’oublions pas ceux qui aiment les chiffres : nous avons marché 16 km, durant 4h40, sur un dénivelé de 340m .
Tout le monde était ravi.
Il ne reste plus qu’à remercier chaudement Marco et Michel en attendant d’autres balades …