Commentaire Josiane
Guy Guillaume a eu bien raison de ne pas annuler mais de décaler la balade au lac du Gabas.
Quelle joie, ce matin, de voir un ciel tout propre, bien lavé par les pluies abondantes des jours passés s’encadrer dans nos fenêtres !
Au fait : du Gabas ou bien de Gabas ? A chacun de choisir … Ce lac artificiel, mis en eau en 2005, est alimenté par le Gabas qui prend sa source dans le plateau de Ger et rejoint l’Adour .
Le lac du Gabas est grand, une petite mer dont les contours se perdent dans les arbres qui l’entourent Il disparaît et réapparaît au gré des fantaisies de l’itinéraire : un sentier en sous bois couvert de feuilles, un petit pont rustique, une piste entre champs de maïs et pâturages où s’ébattent vaches et taureaux et où flotte une odeur forte de lisier, un morceau de route départementale, encore une piste longeant le lac cette fois-ci, le barrage et pour finir une route bitumée à côté d’un immense champ de navets tout prêts pour la soupe remarque Fatima.…
Le chemin monte et descend gentiment mais le plus souvent nous marchons au ras des pâquerettes .
C’est une balade tranquille : nous ne risquons ni de trébucher, ni de glisser .
Et nous prenons le temps d’observer la meule du moulin de Péré, le temps d’attendre qu’un canard plongeur remonte à la surface, le temps de pousser 100 mètres, en dehors de la boucle prévue jusqu’à la vieille fontaine de 1823, le temps d’échanger quelques mots avec les pêcheurs de « carnassiers », sandres et brochets .
Et bien sûr, le temps si précieux pour les Montagnards de bavarder, d’échanger des astuces pour obtenir dans son potager la plus grosse betterave et les haricots les plus tendres du canton …
Nous avons marché longtemps, durant près de trois heures, avant de trouver le lieu idéal pour le pique-nique : au bord du lac, frisé de vaguelettes scintillantes avec en toile de fond nos belles Pyrénées qui commencent tout juste à enfiler leur robe d’hiver .
Après le café, le génépi, les chocolats et la sieste presque parmi les roseaux, nous rejoindrons très vite le point de départ où nous partagerons sur l’herbe le goûter abondant et varié !
Quelques chiffres : Une balade de 12 km sur 250 m de dénivelé
Un barrage poids de 28 m de haut
Un lac qui peut atteindre 35 m de profondeur et a une capacité d’environ 20 000 000 m3
Une rivière, le Gabas, de 116,68 km de longueur
Et le plus important : VINGT – TROIS MONTAGNARDS RADIEUX !
Merci Guy Guillaume et Martine serre file !